Si, au départ, nous avons la même pâte que pour son petit frère le Moulis, nous sommes ici en présence d’une pâte plus foncée, à la robe parsemée de poussière due aux artisons qui la peuplent, et qui vont permettre une perméabilité de la croûte pour les échanges entre la pâte et le milieu ambiant. Ainsi, le goût sera plus puissant, l’acidité sera en retrait, l’expression aromatique se teintera d’accents « organiques ». Nous pourrons ainsi le déguster en fin de repas pour marquer une rupture avec d’autres mets, aussi bien que pour découvrir un moelleux de type Banyuls ou un alcool blanc frappé.