Comment ne pas connaître ce concentré d’historique fromagère. C’est un dinosaure, un vrai ! Voilà comment se faisait le fromage il y a plus de trois siècles, dans un de nos petits paradis isolés, la Savoie. Tout d’abord, comme à l’époque les troupeaux de Tarines se comptaient sur les doigts de la main, il fallait mélanger les caillés des jours précédents pour faire un fromage d’environ 10 kg. Ce mélange de caillé lui confère une pâte friable, aérée et fondante en bouche. Cette structure si particulière permet aux flores présentent dans les caves de coloniser délicatement la pâte. Il n’y a pas deux fromages pareils. Ce fromage d’alpage peut être tout blanc ou tout bleu. Son attaque en bouche est fraîche, puis vient ensuite le champignon ô combien plus délicat qu’un penicillium roqueforti. Et pour finir il vous renvoie au bercail, ou plutôt à l’étable… Complexe, élégant et authentique.